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Enquêteur(trice) privé


Nature du travail

Chercher des preuves...

Les enquêtes constituent le coeur de métier de ce professionnel. Faites à la demande d'un particulier, d'une entreprise, d'un avocat, d'un huissier, d'un conseiller juridique... elles permettent d'obtenir des informations (ou des documents papier, photo ou vidéo) destinées à défendre ses droits et intérêts, ou pour entamer une procédure de justice. Ces preuves sont recueillies dans le respect de la légalité et sont souvent accompagnées d'un constat d'huissier, afin de valider juridiquement leur authenticité.

... pour des entreprises

Fini le cliché du détective qui « file » des maris volages. Aujourd'hui, les missions se sont diversifiées : affaires industrielles (protection de brevets, contrefaçon, surveillance de sites...), affaires commerciales (concurrence déloyale, harcèlement, vol, travail clandestin, fraude aux assurances...), affaires pénales (escroquerie, abus de confiance, pédo-criminalité...).

... ou des particuliers

Ce professionnel peut également initier des enquêtes dans le cadre familial (recherche de personnes disparues, d'héritiers...), mais elles sont moins nombreuses que dans les domaines commercial et financier.

Compétences requises

Connaisseur du droit

Le métier exige une excellente maîtrise du droit et une connaissance précise de la jurisprudence. Il est également indispensable d'avoir acquis certaines techniques de base : prise de photos et de vidéos, recherche de renseignements immobiliers, surveillance de personnes, utilisation de banques de données, etc.

Discret et curieux

Dépassés l'imper, le chapeau mou et les lunettes noires... Pour autant, sur le terrain, la discrétion est de rigueur ! Il faut également beaucoup de diplomatie et de psychologie pour obtenir des renseignements.

Enfin, dans cette profession, la curiosité n'est pas considérée comme un vilain défaut : elle est essentielle !

Lieux d'exercice et statuts

Intégrer le marché du travail

Principalement en libéral

On estime à environ 3 000 le nombre de cabinets d'enquêteurs privés, avec de 3 000 à 4 000 professionnels. Le métier compte peu de salariés et s'exerce le plus souvent en libéral. Peu d'agences sont en mesure de s'adjoindre un collaborateur permanent.La plupart ne comptent d'ailleurs pas plus de 2 ou 3 personnes : un directeur assisté de son épouse et, éventuellement, un collaborateur.

Une bonne insertion des jeunes

Pour pouvoir exercer, il est désormais obligatoire d'être diplômé d'une formation homologuée par le Répertoire national de la qualification des professions (RNCP) et être en possession d'une carte professionnelle obligatoire à partir du 31 mars 2009. Elle est délivrée par le préfet et valable 5 ans. Selon l'Institut de formation des agents de recherches (IFAR) dont le diplôme est homologué, de 65 à 80 % des diplômés travaillent 6 mois après leur sortie. 30 % d'entre eux ouvrent un cabinet, 20 % deviennent collaborateurs indépendants et 50 % sont salariés. À noter : les honoraires sont fixés en accord avec le client, après acceptation de la mission et signature du mandat.

Salaire du débutant

A partir du Smic

Accès au métier

Trois diplômes permettent d'accéder au métier d'enquêteur privé. Ces derniers sont homologués et inscrits au Répertoire national de la qualification et des professions (RNCP), condition obligatoire pour pouvoir exercer.

Niveau bac + 2
  • Diplôme de l'Institut de formation des détectives et agents de recherches privées (IFAR) ;
Niveau bac + 3
  • Licences pro agent de recherches privées ; sécurité des biens et des personnes, mention enquêtes privées.

Publications onisep

Les métiers du droit et de la justice
collection Parcours, Onisep
Parution 2008

Ressources utiles

IFAR - Institut de formation des agents de recherches privées

UFEDP - Union fédérale des enquêteurs de droit privé
ufedp.online.fr

Ressources utiles

www.cnsp.org